Fou de manga, en quête d'un manga auquel vous pourriez accrocher ? Ou novice dans ce domaine, cherchant à vous repérer dans la jungle sauvage des animés ? Vous êtes à la bonne adresse ! Bonne chasse aux animés !
Auteur : Mia Ikumi
Type : Shojo
Genre : Magical girl, Romance
Année de parution : 2001
Nombre d'épisodes : 51 (fini)
Résumé :
Ichigo Momomiya est amoureuse du garçon le plus populaire de son école, Masaya Aoyama. Alors qu'elle réussit à obtenir un rendez-vous avec lui, néanmoins, elle se fait soudain frapper par un éclair lumineux qui lui fait perdre connaissance. Lorsqu'elle se réveille, elle n'est plus la même. Elle est une Mew Mew, et doit sauver le monde des Cyniclons, des extraterrestres venus envahir la Terre à l'aide de monstres de leur création.
Aidée de ses amies Mew Mew, Ichigo va devoir tout faire pour protéger son monde, et combiner sa vie de lycéenne avec celle d'une héroïne.
Critique :
Tokyo Mew Mew est un magical girl et vise par conséquent un public jeune. Pour ma part, je l'ai visionné pendant mes années de primaire/début collège, ce qui doit correspondre à la tranche d'âge majoritaire des spectateurs. Je dois dire que j'ai été une immense fan de cette série.
Je ne suis pas une grande connaisseuse des magical girls donc je ne pourrai pas me baser avec exactitude sur les codes de ce genre pour juger cet animé. Néanmoins, de ce que je connais de la crème du moe moe, Tokyo Mew Mew se conforme bien aux règles les plus basiques de son genre.
L'héroïne, tout d'abord, ou plutôt les héroïnes. Elles ont des caractères stéréotypés et propres au plus pur shôjô des années 90-2000 (la fille volontaire et amoureuse, la fille peste mais gentille sur les bords, la fille maladroite et peu sûre d'elle, la rigolote avec un passé difficile, la beauté intouchable). C'est la recette qui a toujours marché, c'est efficace. De même, choisir cinq héroïnes, c'est le schéma idéal, ça maximise les chances pour le spectateur de s'identifier à au moins l'une d'entre elles. Les filles sont âgées de dix à dix-sept ans, ce qui couvre plus ou moins l'âge de tout le public potentiel de la série.
Personnellement, ce qui m'a fait le plus rêver quand j'étais petite, c'était les super-pouvoirs des filles : je connaissais par cœur le générique de transformation qui survenait au moins une fois par épisode, pendant lequel les Mew Mew se retrouvaient soudain affublées de tenues colorées et sexy (sans doute totalement inutiles pour le combat, mais je ne m'arrêtais pas à ce genre de détails). En plus de ça, leurs pouvoirs étaient liés à une cause engagée, finalement : leur âme avait été liée à celle d'un animal dont l'espèce est en voie d'extinction. Écolos avant l'heure, les Mew Mew !
Les pouvoirs des Mew Mew ont beau être strictement identiques à quelques détails près (la couleur, la forme de l'arme), c'était quand même super chouette de les découvrir tout au long de l'animé. C'est ce que les magical girls ont emprunté aux shônen.
L'un des points positifs de cette série, bien qu'il ne soit pas transcendant d'originalité, c'est l'amitié qui naît et se développe peu à peu entre les filles. Personnellement, j'ai adoré toute la première partie de l'animé, pendant laquelle elles découvrent peu à peu qui elles sont et font connaissance les unes des autres. C'est toujours trop chouette dans les films de super-héros ces passages-là.
Enfin, cerise sur le gâteau, les histoires d'amour. Nos petites héroïnes ne font pas que sauver le monde, elles ont aussi leurs préoccupations de collégiennes et de filles normales, dans la mesure du possible. C'est super niais, c'est super cliché, mais ça va trop bien avec l'ambiance de l'animé.
Ce qui nous amène assez naturellement aux mecs de l'animé.
D'un côté, on a les gars du Café Mew Mew, Eliott et Wesley (oui, je regardais la version française, je sais pas comment ils s'appellent en japonais). Ils sont à l'origine de toute l'histoire des Mew Mew, mais finalement on ne sait pas grand-chose sur eux. Quelques mots sont dits sur le passé d'Eliott mais finalement pas grand-chose non plus. Finalement, c'est à ça que tient le fait que l'histoire de l'animé ne tient pas debout (c'est pas très légal de transformer des gens sans leur demander leur avis, et puis comment le café peut-il rapporter assez pour financer toutes les machines hyper high-tech qu'ils ont en cuisine ?), mais c'est pas grave, le scénario n'a pas été monté sur sa vraisemblance. Il faut reconnaître tout de même un petit effort de donner de l'étoffe aux personnages, même si les histoires de passé compliqué sont on ne peut plus cliché.
Ensuite, il y a Marc. Bon, Marc. Lui, pour le coup, il a l'épaisseur d'une feuille de papier. Il est gentil, il aime les animaux, il aime Zoey. Il se retrouve embarqué dans cette affaire de Mew Mew et de méchants-vs-gentils par une histoire déconcertante de facilité. C'est facile de faire une série qui marche, finalement : même si le scénario est vu et revu, ça continue à faire ses preuves. Bref, Marc ne me laisse pas un souvenir indélébile.
Enfin, les Cyniclons. Mis à part leur nom pourri en version française (je ne sais pas ce qu'il en est de la version originale), c'est peut-être les personnages masculins qui sont les plus complexes de l'animé, même si la complexité demeure un bien grand mot. Ils sont venus conquérir la Terre donc ils sont méchants, mais en fait ils obéissent à un maître super puissant dont ils ont peur, et au contact des humains ils se rendent compte que c'est pas si chouette que ça de coloniser la Terre. Belle mentalité, guys ! Je vais passer sur le fait que Dren viole à moitié Zoey à chaque fois qu'il la voit, on va mettre ça sur le compte du fait que l'animé est sorti en 2001 (constat très attristant. C'est encore plus attristant de se dire que certains animés, que je ne regarde pas, continuent à montrer ce genre d'attitude en 2017).
Voilà pour les personnages. J'ai déjà évoqué quelques autres points typiques des magical girls qui surgissent dans l'animé : les super pouvoirs, les transformations stylées, les histoires d'amour, les méchants contre les gentils (bien que les Cyniclons apportent une nuance à ce schéma, chapeau à eux).
Pour le reste, les épisodes de l'animé se structurent tous plus ou moins de la même manière, avec une trame principale qui évolue lentement (la trame principale étant de sauver le monde, rien que ça) et au moins une attaque de monstres par épisode (histoire de combler une minute de l'épisode avec les mewtamorphoses). C'est très nettement un format pensé pour la télé, comme c'était le cas pour pas mal d'animé dans les années 90-2000.
J'en viens enfin aux graphismes. Typiques des shôjôs de l'époque, j'ai envie de dire : des yeux énormes, des tailles de guêpe pour les filles, un trait sommaire. Absolument pas ma tasse de thé, en résumé. Mais les couleurs sont très vives, j'aime bien, c'est mignon et ça colle bien avec l'ambiance de l'animé.
Pour ce qui est des musiques, enfin, je connais encore par cœur tous les génériques - ce qui ne veut pas dire qu'ils sont bien. Pour ce qui est des musiques d'ambiance, je n'ai pas le moindre souvenir et je crois qu'elles étaient tout ce qu'il y a de plus banal.
Pour résumer ma pensée, je dirais que Tokyo Mew Mew est un magical girl tout ce qu'il y a de plus honorable. Mais le genre étant ce qu'il est, l'audience de cet animé se cantonne à un public jeune et ne présente pas le moindre intérêt pour les plus de 12 ans. Je trouve ça par ailleurs dommage que les enfants regardent des choses aussi peu substantielles que ça à la télé (oui je me permets de critiquer même si je suis moi-même passée par là. Je vieillis).
De gauche à droite : Pudding Fong, Zakuro Fujiwara, Ichigo Momomiya, Mint Aizawa, Lettuce Midorikawa (source : allthetests.com)
Tokyo Mew Mew - opening 1