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Soredemo Sekai wa Utsukushii
Auteur : Dai Shiina
Type d'animé : shôjo
Genre : comédie, romance, fantastique
Année de diffusion : 2014
Nombre d'épisodes : 12 (fini)
Synopsis :
L'histoire se déroule dans un monde fictif, divisé en royaumes.
Nike Lemercier, quatrième princesse du Duché de la pluie et détentrice du pouvoir d'invoquer la pluie, doit épouser le roi Livius, souverain du Pays du Soleil, afin d'obtenir l'autonomie pour sa famille ducale. Mais ce roi a conquis son royaume en seulement trois ans et est plus connu sous le nom de Livius le Tyran...
Cependant, en arrivant au royaume, Nike découvre que le roi n'est encore qu'un jeune adolescent avec beaucoup de choses à apprendre de la vie.
Critique :
En introduction, soulignons les graphismes et la bande-son soignés de l'animé.
L'intérêt principal de ce dernier est le développement de la relation entre Nike et Livius, qui est également l'axe principal de l'histoire. Deux questions intéressantes à soulever sont donc : l'animé a-t-il réussi à remplir la mission qu'il s'était donnée ? Et cela n'a-t-il pas fait de l'ombre à d'autres éléments de l'histoire ?
Commençons par la relation entre Livius et Nike.
Tout d'abord, étudions leurs caractères respectifs.
Nike est une jeune femme dynamique, curieuse et ouverte d'esprit. Elle est l'héroïne positive et attachante assez typique, on l'aime tout de suite, elle n'a pas vraiment d'ombre au tableau.
Livius est beaucoup plus contrasté : d'un côté, il est un pré-adolescent traversé de tout ce qui traverse un pré-adolescent normal, d'un autre côté, il est ce roi sombre et charismatique qui a conquis son royaume en seulement trois ans.
Ce tableau d'ombres et de lumières du jeune roi n'est certes pas révolutionnaire dans le monde de l'animé, mais il est en soi intéressant. Malheureusement, je n'ai pas été convaincue par la manière dont l'a exploité l'animé : le côté obscur du roi n'est pas crédible, car pas assez justifié et trop caricatural. De même, on n'adhère pas à l'histoire selon laquelle le roi a conquis le royaume à lui tout seul.
C'est dommage, mais ça n'empêche pas de réussir à développer une relation intéressante et originale entre les deux protagonistes.
Tout d'abord, la configuration même du couple est assez surprenante : Nike est bien plus âgée que Livius. À cela s'ajoute le fait qu'ils viennent certes tous deux de milieux nobles, mais qu'ils ont été élevés dans deux univers très différents, ce qui les amène à confronter leur vision différente du monde. Sans surprise, Nike amène à faire évoluer Livius grâce à sa positivité et son ouverture d'esprit.
Leur relation suit donc un cheminement relativement classique mais est originale du fait de leur duo peu commun. De plus, l'animé parvient à en faire quelque chose de réellement intéressant ; c'est une vraie complicité qui se développe entre Livius et Nike, et on a envie de suivre ce couple dans leur histoire.
Les personnages en eux-mêmes ont leurs points positifs et leurs aspects moins convaincants, mais leur relation est un vrai point fort de l'animé.
Qu'en est-il du reste de l'histoire ?
L'animé souffre d'une tare principale : son format, trop court pour le contenu proposé.
En effet, l'univers dans lequel se déroule l'histoire est composé de plusieurs royaumes, que l'on découvre brièvement au début et à la fin de l'animé. On effleure même des intrigues diplomatiques intéressantes.
Cependant, tout n'est vu qu'en surface et trop brièvement. Des éléments d'intrigues sont jetés mais jamais réellement traités. D'une manière générale, on oscille entre le scénario développé et l'anecdotique. L'animé étant un shôjo, sa première ambition n'est pas de pousser réellement les intrigues diplomatiques et géopolitiques ; cependant on sent une certaine envie d'en montrer un minimum au cours de l'histoire et ce qui en résulte, c'est un entre-deux plus frustrant qu'autre chose.
En d'autres mots, avec le format court choisi par l'animé, ce dernier aurait peut-être mieux fait de se cantonner exclusivement au développement de la relation entre les deux protagonistes ; ou bien il aurait dû choisir un format deux fois plus long pour fouiller plus la trame de son univers.
Enfin, un mot sur le thème musical principal : il est en soi beau mais je trouve cela dommage qu'on y ait droit systématiquement dans chaque épisode, car on s'en lasse rapidement et ça prend beaucoup trop de temps à chaque fois, alors même qu'on en manque sur l'ensemble de l'animé.
Pour conclure, Soredemo Sekai wa Utsukushii est un animé avec de bons éléments, malgré quelques défauts qui entachent la crédibilité de l'ensemble ; et l'histoire pâtit surtout de son format court.
Soredemo Sekai wa Utsukushii - opening