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Fou de manga, en quête d'un manga auquel vous pourriez accrocher ? Ou novice dans ce domaine, cherchant à vous repérer dans la jungle sauvage des animés ? Vous êtes à la bonne adresse ! Bonne chasse aux animés !

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Guilty Crown

Guilty Crown

Couronne coupable

Auteur : Tetsuro Araki

Type de anga : Shonen

Genre : Action, Cyber, Mecha

Année de diffusion : 2011

Nombre d'épisodes : 22 (fini)

 

Résumé :

Le Japon a été frappé par un virus particulièrement virulent, appelé le virus Apocalypse. Le jour du Lost Christmas marque l'apparition soudaine de cette maladie et la contamination d'une grande partie de la population. Dix ans plus tard, le Japon ne tient plus qu'à l'aide des pays voisins et est devenu une base militaire régie par un système totalitaire. Seul un groupe de rebelles, les Croque-Morts, tient tête à ce régime.

Dans ce contexte, Shu Ouma, un lycéen tout à fait normal, fait la rencontre inattendue d'une célèbre chanteuse, Inori Yuzuriha. Cette dernière est blessée et poursuivie par les forces de l'ordre. Inori fait partie des Croque-Morts et est en mission pour eux : elle a dérobé un précieux cylindre contenant un incroyable pouvoir. Shu, en tentant de l'aider, s'interpose entre la jeune femme et un soldat. À cet instant, le cylindre se brise et le pouvoir se libère, avant d'intégrer le corps de Shu. À présent, le garçon se retrouve possesseur d'un immense pouvoir et est contraint de s'embarquer dans une terrible affaire aux enjeux nationaux...

 

Critique :

J'ai trouvé très difficile de faire la part des choses à propos de cet animé. Mais avant de rentrer dans le vif du sujet, concentrons-nous sur des éléments audiovisuels.

Pour commencer, les graphismes sont absolument époustouflants, c'est un pur bonheur - et c'est d'ailleurs l'une des raisons premières qui m'avaient poussées à jeter un coup d’œil à l'animé. L'animation est très bonne aussi, notamment pour les combats mecha dont les déplacements sont très fluides. 

Pareil pour la bande-son, qui est absolument merveilleuse et fait encore parler d'elle, en particulier le premier opening, devenu absolument iconique.

 

Venons-en au fond.

Tout d'abord, le contexte est exactement comme on l'aime en ce moment (c'est très à la mode les mondes post-apocalyptiques ces temps-ci) : un pays qui a été frappé par un virus horrible, les autorités vraiment pas cool avec le peuple, un groupe de terroristes rebelles pour pimenter le tout. L'histoire se positionne du point de vue des rebelles, qui sont présentés comme les justiciers mobilisés pour libérer le pays.

 

Autrement, l'animé contient des éléments d'intrigue très riches : des réflexions sur la trajectoire totalitariste d'un État, des personnages complexes et charismatiques.

 

Shu, le personnage principal, connaît une trajectoire particulièrement intéressante qui invite le spectateur à se questionner sur la fréquente distinction faite entre bien et mal dans les shônen.

En effet, Shu, au rythme des péripéties traumatisantes qu'il traverse, évolue très rapidement. De l'anti-héros passif, qui ne possède rien de particulier à part un pouvoir surnaturel qui ne lui était pas destiné, il devient un acteur majeur de la résistance en se construisant sa propre interprétation d'une société nouvelle.

À aucun moment, Shu n'est particulièrement attachant ; un peu ennuyeux au début, assez antipathique par la suite, réellement héroïque seulement dans les derniers instants. Cela étant dit, il est toujours compréhensible. Il suit une trajectoire inattendue mais vraisemblable et ayant représenté Monsieur Tout-le-monde dans la première partie de l'animé, il soulève la question suivante lorsqu'il décide de se rebeller à son tour : à ma place, qu'auriez-vous fait ?

 

Celle qui accompagne toujours Shu, c'est Inori. Sans rentrer dans les détails, elle est en quelque sorte à la fois le déclencheur et le couperet de fin de l'histoire. Présentée comme docile, soumise mais surtout fidèle, elle est nimbée de mystères ; mais aussi un peu plate, malheureusement. Quelques pistes de compréhension de son personnage sont données vers la fin de l'animé mais globalement, elle a un peu l'air de tenir la chandelle. La preuve, l'élément la concernant qui m'a le plus marquée est qu'elle a pensé à changer de vêtements entre la première et la seconde saison...

 

Enfin, les personnages secondaires ne sont pas là que pour décorer, et ça c'est important. Gai représente une personnalité ambivalente qui, sans être physiquement prédominante, semble hanter en arrière-plan le développement de Shu.

Les autres personnages ne sont pas très importants mais ont tous droit à un développement ; ils sont rendus touchants et intéressants.

 

 

Le grand point controversé de cet animé est son rythme : il est très inégal et porte autant qu'il dessert l'histoire. 

En effet, l'animé peut se diviser en trois parties nettes, caractérisées entre autres par les étapes du développement de Shu. Cette distinction est volontaire mais les parties sont malheureusement de qualité inégale.

Oscillant entre shônen pur et dur et histoire plus sombre et complexe, l'animé semble ne pas avoir décidé dans quelle catégorie il veut se ranger : est-ce un animé de combat ou de stratégie ? Où va la trajectoire du protagoniste ? Doit-il développer des questionnements politiques ou seulement les effleurer ?

Finalement, les contrastes d'une étape à l'autre sont trop marqués : le début est remarquablement lent par rapport à la deuxième saison, beaucoup plus dynamique ; mais la fin retourne vers des codes plus classiques du shônen en abandonnant les thématiques plus complexes de la deuxième partie.

 

 

Enfin, je dois toucher un mot à propos de l'évidente ressemblance entre Guilty Crown et Code Geass : le premier s'est très manifestement inspiré du second. Cette critique n'est pas consacrée à une comparaison entre les deux mais comme la plupart des gens, je préfère nettement Code Geass. Pour se donner une idée, Guilty Crown manque d'éléments géopolitiques et de protagonistes charismatiques pour égaler son prédécesseur.

 

 

Ainsi, je pense que si vous avez aimé Code Geass, vous serez susceptible d'accrocher également à Guilty Crown ; mais le chef d'oeuvre de Gorô Taniguchi n'a pas été surpassé, loin de là. Pour autant, Guilty Crown reste un bon animé, avec des faiblesses mais également avec beaucoup de matière intéressante.

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Shu Ouma, Inori Yuzuriha (source : hestya-lonelywolf.fansub.over-blog.com)

Shu Ouma, Inori Yuzuriha (source : hestya-lonelywolf.fansub.over-blog.com)

Guilty Crown - Opening 1

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